ASPR
Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Roussétain - ( patrimoine, cadre de vie, environnement )
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UN PARCOURS DE VISITE DU VILLAGE ANCIEN
Avant la visite on pourra prendre connaissance des dossiers : Le village de Rousset, Bâtiments et espaces publics et Paul Borde dans le volet « Pages d’histoire ».

Place Paul Borde
Cette vaste place, d’une taille rare pour un village provençal, n’était jusqu’en 1880 qu’un pré relevant du domaine du château. Il n’y avait ni église, ni gendarmerie, ni mairie. Seule la partie au nord du monument aux morts et de la fontaine comportait une petite place, dite de Galinet, équipée d’un puits.
Cette place de Galinet et la rue qui longe les maisons à l’est furent agrandies en 1866 grâce au don du terrain par Paul Borde lorsqu’il fut élu Conseiller général. Bordée de platanes, la rue fut alors dénommée « Le Cours ».
D’ici on peut apercevoir les remparts et la façade du château. Ce château a été largement détruit en 1385 lors de la guerre de succession de Provence puis reconstruit. Il est resté pratiquement inchangé jusqu’au milieu du XX ° siècle. Dans les années 1950, l’Association Barthélémy, nouveau propriétaire, l’a fortement agrandi en ajoutant une aile côté sud et une côté est et en a modifié la façade pour y ajouter des balcons. Elle y accueille des enfants handicapés. Il ne se visite qu’exceptionnellement.
Rue de l’église
On contourne la mairie par le nord. Cette rue a été créée pour donner accès à la nouvelle église en 1863 en partant de la place de Galinet. On peut voir une belle ferronnerie de balcon au n° 6. Emprunter le petit passage à l’angle nord de la rue.
La Placette
Au n° 5 un mascaron et une imposte sur l’ancienne maison communale qui a aussi été l’école autrefois. Au n° 7 une imposte en bois chantourné sous une marquise. Une fontaine équipait cette place à la fin du XIX ° siècle. Au nord les escaliers donne accès à une petite place.
Variante : On peut y accéder aussi en empruntant la rue d’Aix. Au bout se trouve, transformée en jardinière, la fontaine de Croton, la plus ancienne du village et la haute croix de ferronnerie élevée en 1872. On va alors à la place Lionel Hart par la rue du Barry (des remparts en provençal).
La place Lionel Hart,
Elle est dédiée à un fils de la châtelaine de la fin du XIX ° siècle, mort dans la Légion en Indochine. Elle donne sur les remparts et l’entrée monumentale du château dont l’accès à l’esplanade se fait par un escalier.
En redescendant par la ruelle de saint Antonin à gauche on suit les remparts qui ont dû être restaurés suite à un effondrement en 1948. C’est à cette occasion qu’ont été supprimées les parties hautes des tours d’angle. On prend à droite par la rue Vieille forge, qui fut surnommée « Rompe cul » et on retrouve …
La rue d’Aix
Une dédicace commune aux maisons des n° 2 et 4 par leurs propriétaires tous deux officiers de la Légion d’honneur se situe à leur limite au niveau du 2 ° étage; au n ° 8, grille de fenêtres façon XVIII °, soubassement en grosses pierres de taille, portes à deux battants et mascaron à initiales et date. On traverse la Placette. A l’angle de la rue d’Aix et de la rue de la Gardette se trouvait l’ancienne église ainsi décrite au milieu du XIX ° siècle « étroite et humide dont le clocher était dominé par les maisons voisines ».
On descend la rue de la Gardette et on contourne l’église par la gauche. Au n° 3 bis maison du XIX ° avec jardin d’agrément.
L’église
Le curé Meissonnier fut nommé début 1861 à Rousset par l’archevêque d’Aix pour y construire une nouvelle église. La Commune n’en était pas partisane, toute préoccupée à la réalisation de l’adduction d’eau du village. Il réussit néanmoins, mais non sans péripéties, bénéficiant de la période de prospérité de l’époque. Elle fut bâtie en trois ans grâce aux dons et à l’aide du baron de Coriolis pour le terrain, de Paul Borde pour les pierres de façade, les tailleurs de pierre et le plan et de la population, tout du moins d’une grande partie, hommes et femmes.
Le plan modifié par Paul Borde s’inspire modestement de la façade de l’église Sainte Clotilde de Paris. Elle est dédiée à Sainte Marie et à Saint Privat.
Le Saint sacrement y fut transféré en avril 1864 mais certains aménagements ne vinrent qu’après et elle ne fut jamais complètement terminée, la façade en particulier devait comporter une rosace qui ne fut qu’esquissée. La statue de la Vierge du fronton est due au sculpteur Hyppolyte Ferrat.
A l’intérieur on peut voir en début de la nef sud, au sol, deux plaques commémoratives à deux fils de la famille Hart de Keating morts dans l’armée, près de l’autel de la Vierge deux chapiteaux de colonnes sculptés de feuilles de vigne de la main du Curé Meissonnier et dans la nef nord un autel avec plaques commémoratives des morts de la paroisse pendant la Grande guerre.
Au sud de l’église se trouvait le presbytère avec jardin, longtemps utilisé aussi comme école et devenu, ironie de l’histoire, local des Amis de l’Instruction Laïque.
Les escaliers furent construits lorsque fut ouverte la rue permettant d’y accéder par le Cours. En la suivant on arrive au début de l’avenue de Manéou.
L’ancienne gendarmerie
Elle fut construite par Paul Borde et sur ses plans, en 1872, pour être louée à la gendarmerie qui était hébergée jusqu’à là hors du village. Elle abrita effectivement la gendarmerie jusqu’en 1913. Rachetée par la Commune en 1956 elle fut gendarmerie de nouveau de 1958 à 1982 puis est devenue Foyer et restaurant des Anciens au rez de chaussée et bureaux au 1° étage. Elle a été « modernisée » en 1988.
Entre la gendarmerie et la mairie se trouve le monument élevé à la mémoire de Paul Borde par la population en 1880 et portant son buste. Initialement placé devant la mairie il fut déplacé en 1978 pour faciliter les festivités.
La Mairie
Un échange de terrain entre Paul Borde et la Commune permit la construction du bâtiment comportant alors les écoles et la salle de réunion de la Municipalité. Elle a été construite sur les plans de la gendarmerie auxquels furent ajouté des préaux de chaque côté. Elle fut aménagée entièrement en mairie dans les années 1960 lorsque les écoles s’installèrent à l’est du village puis modernisée en 1988.
Au nord de la place se trouve le monument aux morts élevé en 1922 sur un plan de l’architecte Heckenroth.
Grand’rue
Ce fut, avec la rue d’Aix, la rue commerçante du village. Au n° 8 était le four seigneurial qui a fonctionné jusque dans les années 1980. En la parcourant du sud au nord on peut voir au n° 13 une belle corniche et un mascaron daté; au n° 24 une porte avec mascaron et au n° 25 un mascaron « feuille de vigne ».
Montée du château
Ferronneries de fenêtres et balcons, portes avec impostes agrémentent aux n° 2, 4, 6 et 10 cette petite rue. En haut on a une autre vue sur les remparts du château. Au n° 12 se trouvait un moulin à huile actionné par un cheval jusqu’en 1930.
Rue du four
En descendant se trouve à gauche un passage vouté baptisé en 1928 « rue neuve » parce que rejoignant le chemin neuf situé plus haut. Au n° 14, belle ferronnerie de balcon du 2 ° étage, porte avec mascaron. Le four du n° 6 date de 1835.
Rue de Puyloubier
Vers l’est au n° 30, une façade particulière en pierres en petit appareil et sous la corniche un plaque mémorielle comportant nom et outils du propriétaire.
En face un petit passage donne sur la rue Saint Joseph desservant les maisons du premier lotissement vraiment organisé créé en 1860 par le baron de Coriolis.
Aux n° 21 et 23 deux maisons avec jardin d’agrément de la fin du XIX ° et un pigeonnier. Dans le prolongement de la rue, la Cave coopérative construite en 1920.
Vers le sud, à droite entre rue du four et montée du château, belle façade typique de l’époque. Belle façade aussi au n° 24. Passage couvert à gauche donnant maintenant accès à des maisons pour les n° 18 à 22. A droite en face du n° 14 des potelets en céramique de la première alimentation en électricité du début du XX °. En face du N° 16 et au n° 3 des poteaux qui équipés de poulies permettaient de monter des charges dans les étages, granges ou greniers. Au n° 6 bis, au dessus de la boulangerie, imposantes ferronneries de balcon.
Place Paul Borde, coté Cours
La fontaine actuelle a été reconstruite lors de la reconfiguration de la place au début des années 1990 à l’identique de la fontaine initiale des années 1860 alors alimentée par l’adduction d’eau de la source des Pierres de moulin.
Au n° 22 la maison de trois étages la plus haute et imposante du village avec façade en pierres, construite par Paul Borde. Au n° 6 maison sur passage couvert présentant une belle façade avec belle ferronnerie de balcon et mascaron portant les initiales de la famille et la croix de la Légion d’honneur.
Avenue de Manéou
A l’angle du boulevard de la Cairanne, le « Casino ». Cet emplacement fut d’abord occupé par le lavoir communal construit en 1868 qui était alimenté alors par les surverses de la fontaine de la place. En 1926 fut bâtie une construction dont l’étage servit de salle de réunion, de sports et des fêtes où se donnaient pièces de théâtre et séances de cinéma. Elle sert toujours de salle de sports. Le lavoir fut démonté ainsi que plusieurs fontaines en 1952 au moment où l’eau arriva aux maisons.
Au n° 9 une belle maison construite sur soubassement de grosses pierres avec encadrement des ouvertures en pierres de taille et belle façade sud.
ASPR – LG Mai 2016